Les représentations mentales

                Une question semble fondamentale lorsqu’on envisage une SAÉ ou encore, simplement, de la matière nouvelle. Où commencer? Quel point de départ prendre et surtout, que savent-ils? Que puis-je tenir pour acquis et que dois-je considérer comme totalement nouveau pour ceux à qui j’enseignerai? Ces questions, légitimes certes, sont trop souvent mises de côté au profit d’un enseignement linéaire et structuré d’inspiration généralement très béhaviorale.

L’importance de connaître les représentations mentales des élèves auxquels on s’apprête à enseigner de nouveaux concepts est primordiale. Comment, sans cela, leur enseigner d’une façon qui soit compréhensible et cohérente? Passer outre cette étape c’est décider d’ignorer le bagage avec lequel arrive en classe l’étudiant et mettre de côté ce qu’il transporte avec lui.

Généralement, il suffit d’un simple exercice où l’ouverture d’esprit, la créativité et la liberté sont au rendez-vous pour que l’élève, par le biais d’une question ouverte, d’un dessin, d’une sélection d’images, de vidéos ou toute autre activité du genre pour que l’enseignant puisse prendre le pouls de son groupe relativement au concept en question. Une fois les représentations des étudiants recueillis il devient alors plus facile de prendre en considération celles qui sont « erronées » afin d’amener l’élève à la déconstruire ou à y apporter les ajustements nécessaires. Parfois, il arrive que certaines représentations soient loin d’être erronées et qu’elles soient plutôt incomplètes, il convient alors de partir de ces bases et de construire sur celle-ci.

En ce sens, il apparait que la collecte des représentations mentales d’un groupe s’apparente ou à tout le moins peut se faire en parallèle à l’activation des connaissances antérieures et s’inscrit par le fait même dans une perspective très socioconstructiviste. À mon avis, il s’agit d’un exercice formateur pour l’enseignant et qui peut considérablement l’aider à orienter son enseignement. D’autre part, il me semble que l’exercice puisse très bien s’inscrire dans une perspective de métacognition pour l’étudiant qui peut suite à ce type d’activité, prendre connaissance de l’état de ses connaissances sur le sujet à étudier.

Il me semble donc naturel d’inscrire cette étape dans tout enseignement qui relève d’un certain niveau de difficulté relativement aux concepts. Peut-on s’en passer? Certainement, mais il apparait que l’utilisation de cette technique ne peut qu’être avantageuse lors d’une phase de préparation minutieuse et soucieuse de l’intérêt des étudiants.

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